
Terres sigillées
Le nom de la terre sigillée provient de « sigillum », qui signifie sceau, cachet. Il désigne à la fois la poterie qui sert de support et l’engobe, terre liquide très finement décantée qui vernit, étanchéifie et produit un effet incomparable sur l’épiderme de la terre.
Cette technique de la « sigillée », je la travaille pour ma part avec des argiles sauvages, glanées en forêt, dans les lits de rivières, où partout où elle m'inspire douceur et couleurs chatoyantes. L'oxyde de fer naturellement contenu dans les sous sol permet une variation du brun à l'orangé en passant par des jaunes et des verts.
Le support est tourné, poli, engobé en plusieurs couches, puis gravé ou décoré à la barbotine.
Puis interviennent une deux trois (ou plus) cuissons : la part créative du feu (cuisson au bois dans un four Phoenix). Là encore les nuances de l'argile de rencontre peuvent varier sur une palette du vert à l'orangé selon l'oxydation-réduction, ajoutant les noir parfois bleuté du carbone (enfumage).
Au cours de ce processus cyclique rythmé par l'eau (façonnage), l'air (séchage) et le feu (cuisson), j’aime la précision des gestes, la richesse des détails graphiques et la beauté de l'imprévu. Chaque pièce est pensée dans une famille de forme, mais unique à sa manière, selon son traitement ou sa place dans le four.
